Les Chalets de José Ansermoz

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José Ansermoz
Daniel Charles José Ansermoz est né à la maison -comme cela se passait encore souvent en 1931 dans nos campagnes- à Yvorne, au lieu dit Les Paquays, dans une famille de cultivateurs.

Fils de Georges et de Rose née Badan, il passe une enfance heureuse avec ses trois frères et sa soeur, malgré les privations de la guerre et l'ambiance pesante par tous les questionnements qu'elle induit pour un enfant.

Dès son plus jeune âge, il se fait remarquer pour son ingéniosité à utiliser des objets de récupération pour en reconstruire d'autres, une attitude somme toute logique lorsqu'on traverse une période où l'on manque de tout. Par exemple, vers ses dix ans, il se fabrique une réplique animée de phonographe en ayant revalorisé un vieil élastique, une petite mais encore bien magnifique boîte en
carton décorée de papier moiré, un plateau constitué d'une sous-chope de bière, d'une manivelle faite main avec un fil de fer à forte résistance. Bref, le monde de l'imaginaire ne se trouve qu'à quelques objets de ses rêves. Et ce concept ne le quittera jamais.  

Au moment de gagner sa vie, José part pour Lausanne, la capitale où, dit-on, il est plus facile de trouver du travail. Après quelques petits boulots comme garçon de courses et aide de laboratoire, il est engagé par l'Etat de Vaud, comme gardien au Musée des Beaux-Arts et accessoirement comme préparateur pour les différentes expositions d'art et de peinture. Encouragé par son chef lorsque celui-ci découvre les talents cachés de José, il a la chance
Le Palais de Rumine à Lausanne


d'accomplir une formation en emploi comme menuisier-ébéniste, un métier qui le passionnera et lui apportera une expérience et des techniques qu'il mettra à profit aussi durant ses loisirs.

A cette époque, il s'établit dans le quartier de Bellevaux à Lausanne. Il y vivra jusqu'à la fin de ses jours, en décembre 2019.

Et alors, ces chalets miniatures ? Peut-on nous en dire davantage ?

Ses premières réalisations datent du début des années 1960, les dernières de 2019, l'année de son décès à l'âge de 88 ans.


La fabrication
Pour davantage de réalisme, José Ansermoz se basait sur des photographies de toutes les faces des immeubles originaux et il en redessinait les plans. La dimension des fenêtres, la hauteur des portes lui servaient de base d'estimation pour mettre l'immeuble à l'échelle dans ses dessins. Parfois, pour chasser un doute, il retournait sur place pour prendre de nouvelles photos plus lointaines afin de respecter scrupuleusement les proportions.

Le travail de conception-construction venait ensuite. Il confectionnait souvent quelques gabarits en carton pour lui éviter de refaire tous les calculs en cours de route, pour prévisualiser ses réalisations et guider ses coupes de bois à la scie circulaire. Venaient ensuite les phases d'assemblage, de collage, de décoration et de mise en valeur par divers accessoires créés de toutes pièces.

La fabrication d'un chalet miniature pouvait lui prendre jusqu'à une bonne centaine d'heures et, pour les créations les plus ambitieuses, jusqu'à 300 heures. José Ansermoz était un passionné et n'était jamais avare de son temps. S'il avait décidé de reproduire un toit de tuiles au moyen d'allumettes plates ou de sections de bâtons de glaces découpées à l'exacte dimension et collées minutieusement -il pouvait y en avoir de 2 à 3'000 pour une seule création- il allait jusqu'au bout de son ouvrage sans jamais rechigner. Sifflotant ou chantonnant la Colline aux Oiseaux ou Pampero pour se donner du courage, il lui arrivait de confectionner un deuxième chalet simultanément si le premier était destiné à un ami ou à un membre de sa famille. Pour sa propre collection, disait-il...

Et, à la fin de sa tâche de bénédictin, il était de tradition d'inviter ses proches et ses voisins à partager un petit verre de vin blanc vaudois, Aigle ou Yvorne en tête -les Ansermoz de sa famille sont originaires de ces deux communes viticoles-, pour leur présenter sa création lors d'un moment convivial. Un sacré personnage, que ce José Ansermoz !

Astuces, détails et accessoires
Pour peu que l'on prenne le temps d'examiner les constructions de José Ansermoz dans le détail, on y découvrira des astuces et accessoires qui forcent le respect.

Deux ou trois poils de brosse à dent pour figurer le filet d'eau d'une fontaine, des branches et brindilles naturelles soigneusement choisies pour leur linéarité afin de pouvoir les réunir en un fagot réaliste, des sections de bâtonnets de bois pour représenter une barrière ou une rambarde, du marc de café pour simuler les plates-bandes et surfaces terreuses, des allumettes à profusion, bref, José Ansermoz mettait ses méninges à contribution jusqu'à l'inimaginable.

D'ailleurs, ses amis et voisins lui disaient avec un grand sourire qu'il n'était pas facile de le connaître de proche manière car il leur demandait bien trop souvent de mettre de côté pour lui de simples objets du quotidien comme les bâtons des glaces qu'ils consommaient, les bouchons de liège et les capsules des bouteilles qui passaient entre leurs mains !
Un exemple de construction avec réserve de cigarettes
Un exemple de construction avec sa réserve de cigarettes
Et puis, il faut relever que certains chalets étaient ausssi un lieu de réserve pour les cigarettes car, en soulevant toute la construction et en la rabaissant, une cigarette venait prendre place au faîte du toit. Et parfois même, pour dénoncer le fumeur, le système faisait retentir un petit tour de boîte à musique, du Reuge de Ste-Croix bien évidemment.

La plupart de ces accessoires et mécanismes fonctionnent encore parfaitement après 50 ou 60 ans. Chapeau bas !

La collection José Ansermoz
Exposition virtuelle
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Bonne découverte !

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Nous contacter
Quelques chalets et bâtiments miniatures présentés plus haut font partie de collections privées. Cependant, un certain nombre d'entre eux sont encore disponibles pour des amateurs, collectionneurs et passionnés. Le voeu le plus cher des neveux et nièces de José Ansermoz est de ne pas voir ces témoins de toute une existence finir n'importe où, sans aucun respect.

Car il s'agit incontestablement d'objets à respecter, les fruits d'une passion dans lesquels on y retrouve jusqu'au sens de l'humour d'Ansermoz. Et aussi parce ce dernier ne fut pas qu'artisan-constructeur mais aussi artiste et concepteur, sans doute un Maître dans son domaine. Nous comprendrions que la possession de l'un ou l'autre de ces objets puisse vous titiller...

Par ailleurs, vous pouvez nous faire part de votre intérêt en nous contactant en suivant ce lien-ci. Nous vous répondrons dès que possible.

Alors, à bientôt peut-être.
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